Déchets sols pollués

L'ACTUALITÉ > Conférence de Lima : pour que Paris soit un succès !

09/12/2014 -

Du 1er au 12 décembre 2014, les 195 pays ayant ratifié la Convention-cadre des Nations unies pour le changement climatique (CCNUCC) se réunissent à Lima, au Pérou, pour la vingtième Conférence des parties (COP 20). France Nature Environnement fera partie de la délégation française qui arrive mardi à Lima et participera à la marche des peuples organisée le lendemain. Ce sommet est l’occasion de faire entendre notre plaidoyer et ce, à un an de la prochaine conférence qui se tiendra à Paris. La deuxième semaine doit être décisive et laisser de côté les atermoiements constatés lors de la première partie de ce sommet.

Pas plus de 2 degrés d’ici à 2050

Le cinquième rapport d’évaluation du GIEC réaffirme la nécessité d’accélérer et d’amplifier à court terme les actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour réussir à limiter à 2°C la hausse de la température moyenne mondiale d’ici à la fin du siècle par rapport au niveau préindustriel

Jean-Baptiste Poncelet, coordinateur COP 21 : « La COP20 doit définir les paramètres de l’accord mondial qui serait signé à Paris en décembre 2015. Ce sommet doit ainsi aboutir à un texte qui identifie les « éléments » de l’accord afin que les négociations en 2015 puissent porter sur le contenu de chaque élément. En cela, la COP de Lima sera décisive car le texte doit être prêt et traduit dans les langues des Nations Unies six mois avant son adoption. »

Le rôle crucial des océans

La capacité de stockage des océans est un enjeu majeur que France Nature Environnement souhaite mettre en avant. L’acidification croissante des océans réduit progressivement leur capacité à absorber le dioxyde de carbone qui n’a plus le temps d’être sédimenté.

Denez L’Hostis : « La préservation du bon état des écosystèmes marins apportera de vraies solutions pour lutter contre les changements climatiques. Les océans doivent être intégrés dans le nouvel accord international. »

Financer l’adaptation

Le financement de l’adaptation, comme celui de l’atténuation, doit viser en priorité les pays en voie de développement. La marge de progression des pays émergents étant plus grande, un euro investi chez ces derniers équivaut à dix euros dans les pays industrialisés.

Benoît Hartmann, porte-parole : « Les pays industrialisés doivent reconnaître leur degré de responsabilité concernant la hausse moyenne de la température mondiale et donc largement contribuer au financement de l’adaptation dans les pays émergents. Il ne faudra pas que ce financement se substitue à l’aide au développement mais vienne bien en complément. »

Le climat, un élément structurant de notre plaidoyer

Denez L’hostis, président de FNE : « La lutte contre les changements climatiques ne s’arrêtera pas au sommet de Paris en 2015. Nous entendons faire du climat un élément structurant pour l’ensemble de notre plaidoyer au-delà de ce rendez-vous. Que l’on parle de biodiversité, de transports, ou de santé, les enjeux climatiques devront être au cœur de nos revendications. Nous devons faire de ce défi une opportunité de changement vers un modèle plus durable avant qu’il ne devienne une contrainte insurmontable »

Communiqué FNE du 9/12/2014