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L'ACTUALITÉ > Et si l'Etat sauvait notre air au lieu de le brasser...

27/12/2013 -

Après la conférence de clôture de l’année européenne de l’air qui a eu lieu à Strasbourg le 9 décembre dernier et le gros épisode de pollution aux particules fines qui touche une grande partie de la France et même de l’Europe ces derniers jours, le Comité Interministériel sur la Qualité de l’Air (CIQA) se réunit aujourd’hui à Paris. Qu’attends t on pour réagir et prendre des mesures fortes de réduction de la pollution de l’air ? Explications de France Nature Environnement.

Une pollution ordinaire dans des conditions extraordinaires

L’épisode de forte pollution aux particules fines en France ces derniers jours a donné lieu à une importante mobilisation. Pourtant, ces pics constituent la partie émergée de l'iceberg ! En effet, les pics de pollution que nous avons connus sont très graves et ont un impact sanitaire et économique très important, mais cette pollution là existe bel et bien au quotidien et affecte chaque jour un peu plus la santé et le porte monnaie des français. 42.000 morts prématurés par an , des maladies respiratoires, cardiovasculaire jusqu’au cancer, mais aussi 20 à 30 milliards d’euros de coûts sanitaires supportés par la collectivité. Doit-on attendre les effets du vent ou de la pluie pour résoudre nos problèmes de pollution ?

Quand l’air pollué que nous respirons devient un cancérigène certain, il y a urgence à agir

France Nature Environnement demande aux pouvoirs publics de se saisir enfin de l’urgence de la situation. Comment ? Il n’y a pas de solution miracle à la pollution de l’air. Comme les sources (transports, industrie, chauffage, agriculture,…), les solutions sont multiples : repenser notre mobilité et nos systèmes de transports, améliorer et développer l’offre de transports en commun pour les rendre plus fiables et attrayants, équiper toujours plus nos véhicules anciens et nouveaux en filtres à particules, inciter au renouvellement des équipements de chauffage, poursuivre l’effort des industriels en matière de rejets, inclure l’agriculture dans ces efforts, initier des plans de protection de l’atmosphère plus ambitieux...

Pour José Cambou, pilote du réseau santé-environnement de France Nature Environnement : « ces dispositions sont déjà présentes dans la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie (LAURE) qui va bientôt fêter ses 20 ans. Malheureusement, celle-ci ne prend pas en compte les nouveaux outils et n'a été mise en œuvre que partiellement. Que l'on parle d'agriculture, d'énergie ou de transports, une nouvelle version de cette loi prenant en compte au mieux les différentes sources de pollution, est indispensable

Communiqué FNE du 18/12/2013