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L'ACTUALITÉ > EPR : le mythe de l'électricité pas chère s'effondre un peu plus...

14/12/2012 -

Une fois de plus, EDF annonce une augmentation du coût de l'EPR. Evalué au départ autour de 3 Md€, il est rendu à plus de 8 Md€. Où s’arrêtera cette folle inflation ? A y regarder de près, le «nucléaire nouveau» sera excessivement cher, probablement déjà plus cher que l'éolien terrestre et encore, sans compter qu'il ne paye qu'un montant d'assurance dérisoire sur les risques d'accidents.

Centrale nucléaire de Penly.

Le coût du MWh de l'EPR de Flamanville

Evalué par EDF en 2005 à 42 € le MWh, il est rendu aujourd'hui autour de 70 à 90 € le MWh, en cohérence avec les demandes d'EDF au gouvernement de la Grande Bretagne de lui garantir un tarif de rachat à 100€. Les éoliennes sont aujourd'hui à 85 €/MWh.
Depuis longtemps, FNE explique que le coût du nucléaire augmentant et celui des énergies renouvelables diminuant, les courbes vont bientôt se croiser. N’en déplaise à certains, ces énergies vont devenir concurrentielles ! Encore heureux que le second EPR soit arrêté ! Quel dommage de poursuivre celui de Flamanville…


Serait-il plus sûr ?

L'explication de EDF pour cette nouvelle augmentation est surprenante. Bien sûr il y a eu plusieurs malfaçons : des trous énormes dans le béton, 45 consoles destinées à soutenir des poutres de plus de 100 tonnes défectueuses, mais aussi des morts sur ce chantier...
Mais EDF explique aussi cette nouvelle augmentation par la prise en compte de l'accident de Fukushima. Tiens donc ! Il nous semblait que madame Lauvergeon, présidente du directoire d’AREVA à l’époque, avait dit au lendemain de l'accident que tout se serait bien passé avec un EPR !
Selon Maryse Arditi, pilote du réseau énergie de FNE « De plus en plus gros, de plus en plus difficile et cher à construire, de plus en plus complexe à contrôler et probablement à piloter, l'EPR nous envoie dans le mur. Il faut arrêter les frais et se tourner résolument vers les énergies renouvelables et construire une société plus sobre. »

Communiqué de presse FNE du  Mardi 4 décembre 2012